Nutrition: le grand mythe du cheat meal!

Un petit article dans la veine de celui que j’ai publié il y a quelques temps sur la motivation, et qui vise à casser certains mythes bien ancrés dans l’univers de la musculation. Et là, attention, on s’attaque ni plus ni moins qu’au concept du cheat meal!

Ne faites pas de cheat meals!

Pourquoi faire un cheat meal est une mauvaise idée? Je vais vous surprendre: ça ne dépend pas de ce que vous mettez dedans. En fait, c’est le concept du cheat meal que je trouve pernicieux. Tout simplement parce que cela traduit une mauvaise approche de l’alimentation.

Quel est le but premier quand on s’alimente? C’est de recharger son corps en énergie, un peu comme lorsqu’on fait le plein de sa voiture à la station essence. Et vous serez d’accord pour dire qu’il est plus efficace de faire le plein avec un carburant adapté plutôt qu’avec de l’eau ou de l’huile, par exemple. C’est pareil pour l’alimentation: il faut rechercher les aliments qui vont « recharger » le mieux le corps. Et c’est pour ça que, de fait, on va limiter les aliments trop sucrés/trop gras ou  avec des calories « vides » (pauvres en micro-nutriments).

Les cheat meals, une idée pernicieuse

Quel est le concept même du cheat meal? Un repas où on va se faire plaisir, se « lâcher » en mettant de côté le plan alimentaire qu’on respecte à la lettre le reste de la semaine. Cela va donc vous amener, de manière plus ou moins consciente, à catégoriser les aliments que vous mangez. D’un côté, les aliments « plaisir », que vous adorez manger et avec lesquels vous allez vous régaler durant votre cheat meal (souvent sur un unique repas hebdomadaire). Et de l’autre, des aliments certes sains, mais que vous ne prenez aucun plaisir à manger, et que vous vous forcez à avaler le reste de la semaine (soit une bonne vingtaine de repas). Le pire, c’est qu’à force de faire des cheat meals, vous risquez de renforcer cela, et d’apprécier encore plus les aliments « plaisir » au détriment des aliments sains. Et alors que vos cheat meals sont censés vous aider à tenir votre plan alimentaire, en vérité, c’est tout le contraire qui se produit. Au final, vous entretenez un rapport qui n’est pas sain avec la nourriture, et vous vous leurrez vous-même, mais pas de la façon que vous croyez: elle est là, la vraie « triche » du cheat meal.

Le cheat meal est incompatible d’une vision à long terme

Combien de temps pensez-vous pouvoir tenir une diète de cette façon? Quelques semaines? Sans doute. Quelques mois? Peut-être, mais j’ai des doutes. Toute une vie? Je n’y crois pas une seconde. Pour moi, compter sur les cheat meals pour tenir sa diète, c’est comme penser que les clips de motivations vont vous aider à pratiquer la musculation sur le long terme…

Pour durer, il n’y a pas de secret: il faut faire quelque chose que l’on aime. Si 20 des 21 repas que vous prenez chaque semaine (et encore, je ne compte que les « vrais » repas, pas les collations) sont composés d’aliments que vous n’aimez pas manger, dites-vous bien que l’échec est inévitable sur le long terme. Car ce que vous faites, ça s’apparente ni plus ni moins qu’à un régime basé sur la privation, du même type que ceux qu’on trouve dans les magazines féminins avant l’été, avec telle ou telle restriction. Avec des résultats qui seront au mieux éphémères, et qui s’envoleront dès que vous lâcherez le sacro-saint régime.

Mais du coup, je fais quoi?

C’est simple: vous oubliez toutes ces conneries de cheat meal, cheat day… dont on vous farcit le crâne depuis que vous avez débuté la musculation. Je me répète, mais la musculation, ce n’est pas un sprint, mais une course de fond. Apprenez plutôt à apprécier ce que vous mangez, apprenez à cuisiner ces aliments sains que vous vous forcez à manger tout le semaine. Du blanc de poulet avec du riz et du brocolis? Vous pensez vraiment que des gens sains de corps et d’esprit mangent ça toute l’année, sur toute une vie? Rajoutez des épices, des herbes, variez/multipliez les légumes dans votre assiettes et apprenez à faire des compromis.

Et surtout, surtout: ayez des objectifs clair et réalistes par rapport à votre style de vie,  et une alimentation en accord avec ces objectifs.  Alors posez-vous les bonnes questions: quel type de pratiquant êtes-vous? Pro ou bien un simple pratiquant loisir? Vous participez à des concours de body-building, vous êtes en fin de sèche, et vous devez ab-so-lu-ment rechargez votre stock de glycogène pour votre défilé en slip ? Vous êtes sponsorisés par une marque et vous devez ab-so-lu-ment être sous les 10% de masse grasse pour mettre en avant tel ou tel produit? Ou bien vous pratiquez juste pour le plaisir, et ma foi, un bodyfat de 12-13% sur l’année, ça vous suffit largement? En fonction de ces réponses, vous aurez plus ou moins de marge sur ce qui est acceptable ou pas dans votre alimentation. Bref, vous voyez où je veux venir: soyez cohérent entre ce que vous faites, et ce que vous voulez vraiment. Ou de manière plus basique: si vous n’êtes pas pro, alors ne suivez pas une diète de pro.

Cet article en quelques lignes

  • Le concept même du cheat meal est néfaste et entretient un rapport malsain avec la nourriture: oubliez tout ça!
  • Ayez des objectifs clairs et réalistes par rapport à votre style de vie: c’est bien d’avoir des modèles, mais gardez à l’esprit que 99% des pratiquants de musculation ne sont ni des pro ni des youtubeurs.
  • Une fois vos objectifs bien délimités, ayez un plan alimentaire en accord avec ceux-ci: si vous êtes un simple pratiquant loisir, vous n’aurez sans doute pas besoin d’être aussi strict qu’un pro qui vit de son image et de ses performances.
  • Apprenez à cuisiner et à apprécier ce que vous devrez manger la plupart du temps: c’est bien plus sain et productif que de se raccrocher à un repas de relâche hebdomadaire où vous allez manger n’importe quoi.

 

 

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Tests de whey dans 60 millions de consommateurs!

Petit article vite fait pour vous signaler  que 60 millions de consommateurs présente dans son dernier numéro de juin 2018 des tests de compléments alimentaires sportifs: 12 whey, 2 protéines vegan et 6 brûleurs de graisse. A ma connaissance, c’est la première fois qu’un magazine grand public fait des tests de compléments alimentaires à destination des sportifs, on peut donc s’en féliciter.

Sans vous spoiler le contenu de l’article, sachez que sur les whey (sans doute ce qui vous intéresse le plus), les tests portent sur:

  • l’apport en protéines et en acides aminés d’une part: la teneur en protéines, le profil et l’apport des acides aminés et enfin l’indice chimique (c’est-à-dire une estimation de l’apport en acides aminés essentiels)
  • la qualité de fabrication: pureté (c’est-à-dire la teneur en caséine: moins il y en a et plus le produit est pur), teneur en lactose (avec une bonne qualité de fabrication, elle doit être minime), teneur en matières grasses (idem). Enfin, la teneur en glycomacropeptides (GMP) indique le degré de dénaturation de la matière première et donc l’origine de la whey: laitière ou fromagère.
  • dernier critère: le respect de l’étiquetage, notamment sur les quantités de protéines annoncées. Pour info, sachez que les 12 whey testées contiennent en moyenne 8% de protéines en moins qu’annoncé… Voila qui relativise vite l’importance de tout peser au gramme prêt!

Idem, je ne vais pas vous spoiler le classement, par contre, sachez qu’on y trouve quand même quelques surprises: ainsi, Aptonia, la marque de Décathlon, régulièrement conspuée sur les forums se retrouve très bien classée avec sa Whey 9 (3ème), et constitue sans doute le meilleur qualité/prix de tous les produits testés. A peine au-dessus de la moyenne, on retrouve (sans surprise je pense) l’impact Whey de MyProtein, mais aussi une marque comme Scitec (100% Whey Protein Professional).  Plus étonnant, parmi les 12 whey testées, 2 se retrouvent déclassés pour cause de trop forte présence de caséine (plus de 50% de caséine quand même!): la Whey HT 2.0 d’Eiyolabet surtout l’Iso Whey Zero de Biotech USA! Ce qui la fout assez mal,  surtout pour un isolat, qui est censé être particulièrement pur.

Bref, une étude intéressante, car indépendante (financée par l’INC – Institut National de la Consommation-), même si on peut avoir quelques regrets. Ainsi, on peut se demander comment ont été choisis les produits testé: j’aurais aimé trouver une marque comme Nutrimuscle par exemple, histoire de voir si leur positionnement axé sur la qualité se traduisait concrètement. On peut aussi se demander s’il est pertinent de comparer des concentrés et des isolats de whey, ou bien des whey natives et des whey fromagères. Personnellement, ça ne me choque pas, dans le mesure où ça reste des whey, et qu’on en fera exactement le même usage. Bref, ce n’est pas comme si on comparait une petite citadine et une grande berline, par exemple (mais plutôt une Dacia Logan, une Renault Megane et une Mercedes Classe A).

Pour en savoir plus, je vous invite à acheter ce numéro de 60 millions de consommateurs (ou à le consulter gratuitement dans une librairie ou une bibliothèque pour les plus crevards d’entre vous), ne serait-ce que pour inciter le magazine à réaliser d’autres études du même type. Tout en gardant à l’esprit que les compléments de type Whey ne sont pas forcément utiles pour des pratiquants loisirs, et que vous consommez sans doute plus de protéines que ce dont votre corps a réellement besoin.

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Un couteau, c’est tout sauf une (bonne) arme de self-defense!

Depuis quelques temps, je m’intéresse aux couteaux, notamment par l’intermédiaire de la fort sympathique chaîne Youtube « Fan de couteaux ». Outre des présentations de modèles de lames et différents tuto sur leur entretien, on y trouve cette video très intéressante sur la législation des couteaux. En résumé, un couteau, quel qu’il soit (lame fixe, pliant à lame bloquante ou non), c’est considéré comme une arme de catégorie D, ce qui signifie que c’est autorisé à l’achat et à la détention (chez soi ou dans sa voiture par ex.), mais pas en transport sans motif légitime. Cela signifie que si vous êtes contrôlé par la police ou la gendarmerie avec une lame sur vous, en théorie, ils peuvent vous la confisquer et vous coller au minimum un rappel à la loi, même si en général, ils sont plutôt compréhensifs et savent faire preuve de bon sens. Ça signifie que si vous êtes un bon père de famille en sortie avec ses enfants qui se fait contrôler avec un Opinel ou un couteau suisse, ça a de grandes de passer crème. Par contre, si vous êtes seul, avec une cagoule, pas loin d’une manifestation; ou bien que le couteau que vous portez a un look bien agressif style Karambit, là, on va sûrement vous poser quelques questions.

Le plus intéressant, dans cette video, ce n’est pas tant son contenu que le ton d’un grand nombre de commentaires qui la suivent: en gros, c’est un scandale, on peut n’a plus le droit de rien faire, on ne peut même plus porter un petit couteau pour se défendre (j’insiste sur ce point).

Et c’est là que ça me fait réagir: oui, avoir un couteau sur soi en tant qu’outil, je trouve ça intéressant, en ce qui me concerne, j’ai toujours deux petites lames (moins de 5 cm) sur moi : une petite lame pliante droite sur mon porte-clef, qui sert principalement à ouvrir des enveloppes et des emballages; et un petit multi-tool (avec coupe-sangle et brise-vitre) accroché à la petite trousse de secours que j’ai en permanence sur moi dans une sacoche. Mais je considère que ce sont exclusivement des outils, et jamais il me viendrait à l’idée de me balader avec un couteau pour me défendre, et ce pour plusieurs raisons:

Déjà parce que je ne suis pas un expert du maniement du couteau. Et je suis prêt à parier que vous non plus (c’est autre chose que de décortiquer un poulet).  Bref, à moins d’être un minimum entraîné (il existe des arts martiaux dédiés, comme le Tolpar ou le Libre Fighting par exemple), vous risquez surtout de vous blesser vous-même.

D’autre part, il faut se rappeler que le but premier de la self-défense, c’est de s’en sortir indemne. A partir de là, on cherchera toujours à conserver une certaine distance avec l’agresseur, ne serait-ce que pour pouvoir fuir plus facilement. Or, un couteau de poche, c’est une arme qui n’a absolument aucune portée, et qui nécessite d’aller au contact. En fait, une attaque au couteau, pour être efficace, doit être effectuée par surprise. C’est de cette façon que la majorité des agressions de ce type ont lieu: on n’a rien vu venir, et on se retrouve avec un couteau sous la gorge, ou pire. Bref, vous m’aurez compris, un couteau, c’est une arme d’agression, pas d’auto-défense. Et si vous n’avez pas de raison valable de porter un couteau sur vous (c’est pour votre casse-croûte du midi, vous partez en rando ou à la pèche…), il est complètement normal qu’un policier vous pose quelques questions.

Alors vous allez me dire: oui, mais il y a quand même l’effet dissuasif que peut avoir un bout de métal pointu dans les mains de quelqu’un de décidé. Certes, mais c’est à double tranchant (c’est le cas de le dire), et ça peut également faire empirer les choses. De plus, si vous recherchez un effet dissuasif, prenez-vous carrément une petite matraque télescopique: c’est bien plus impressionnant, plus facile à déployer, plus intuitif à utiliser, et ça permet de maintenir une certaine distance. Par contre, là, c’est sûr que vous aurez des problèmes en cas de contrôle par la police, l’excuse du casse-croûte étant bien moins pertinente.

En conclusion: le canif pour vous défendre dans la rue, oubliez! C’est typiquement une fausse bonne idée. En dehors de la légalité du transport, c’est surtout une très mauvaise arme de self:

  • difficile à manier (alors qu’on recherche surtout la simplicité);
  • pas évidente à sortir et à ouvrir rapidement si on vous agresse par surprise (sauf à l’avoir déjà en poche et prêt à ouvrir: mais dans ce cas, ça va être difficile d’expliquer au policier que ce n’est pas vous l’agresseur);
  • et à l’efficacité discutable, vu qu’elle nécessite d’être vraiment au contact avec l’agresseur pour être efficace

Bref, si vraiment vous tenez absolument à avoir ce qu’on appelle un « equalizer » sur vous (un outil de self qui va vous permettre d’égaliser les chances par rapport à l’agresseur), privilégiez plutôt une arme de type gazeuse/bombe lacrimo: c’est bien plus efficace, vous ne risquez pas blesser grièvement quelqu’un (votre agresseur ou vous-même) et vous serez plus crédible quand vous expliquerez à un policier que c’est pour vous défendre.

 

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Protection des enfants: « Safely Ever After »

Vous pensez que la self-défense ne s’applique pas aux enfants? Erreur! De par leur statut, les enfant sont des victimes toutes désignées (l’actualité le rappelle trop souvent).

Partant de ce constat, il peut être utile de donner à ses enfants des conseils  de bons sens qui leur permettront, sinon d’assurer leur sécurité, mais au moins de savoir reconnaître et éviter des situations potentiellement dangereuses. C’est la base de la protection personnelle après tout, bien plus que tout ce qui a trait à l’affrontement physique.

En tant que père de deux filles (une toute petite de moins d’un an, et une « grande » de bientôt 10 ans), j’ai donc été très heureux de découvrir l’existence du programme Safely Ever After de Pattie Fitzgerald, qui propose du contenu ayant trait à la sécurité des plus petits. Les conseils s’adressent aux parents comme aux enfants, et sont concrets et pragmatiques sans pour autant être anxiogènes. Si comme moi, vous êtes un parent prévoyant, je vous invite vraiment à y jeter un œil si vous êtes anglophone.

Et si vous ne l’êtes pas, pas de panique: il se trouve que j’ai l’aimable autorisation de Pattie pour vous livrer une traduction en français de trois des pages de son sites, parmi les plus pertinentes:

  • deux sont à destination des parents: la première avec une quinzaine de conseils de bon sens, la deuxième avec une liste de signaux (« red flags ») qui doivent vous alerter et vous inviter à vérifier que tout va bien.
  • la troisième est à destination des enfants: une liste de 10 règles de bon sens à retenir et à appliquer pour éviter les situations qui pourraient s’avérer potentiellement dangereuses.

Encore une fois, il ne s’agit pas de devenir parano, mais d’appliquer de simples conseils de bons sens. Je déclinerai donc  ces 3 pages de « tips » à travers trois articles, et j’ai même prévu de faire, avec le concours de Madame une fiche au format .pdf pour chacune d’entre elles, plus pratique à imprimer ou à conserver dans son smartphone.

  1. Outils de prévention: une liste de 16 conseils simples et de bons sens, qui doivent vous faire réfléchir en tant que parent.
  2. Signaux d’alerte, ou « red flags » (drapeaux rouges): des indices qui doivent vous mettre la puce à l’oreille, sur le fait que cette personne n’est peut-être pas une bonne fréquentation pour votre enfant.
  3. 10 règles à retenir par votre enfant, pour évoluer en tout sécurité et savoir comment agir au mieux si quelque chose ne se passe prévu.

 

 

 

 

 

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Réouverture de Nutrimuscle, que s’est-il passé?

Le mois dernier, je vous annonçais la fermeture de la boutique en ligne Nutrimuscle, annoncée au 31 décembre 2017. Or, depuis quelques jours, la bandeau annonçant cette fermeture n’est plus présent sur le site, et certains produits commencent à être réapprovisionnés. Du coup, on peut légitimement se demander ce qui s’est passé, et les différents forums dédiés à la musculation bruissent de rumeurs pour la plupart totalement infondées (en gros, tout le monde crie à la fausse annonce de fermeture dans le but d’écouler tous les stocks).

Maintenant, il est vrai que cette ré-ouverture aussi rapide est très surprenante, d’autant plus qu’un certain nombre personnages connus de l’univers de la musculation français s’étaient déjà positionnés pour lancer leur propre boutique en ligne, sur le même positionnement qualité/traçabilité que Nutrimusle (je pense à Nutripure de Christophe Carrio, ainsi qu’au projet AM Nutrition de All-Musculation). On peut supposer que si ces personnes avaient eu le moindre doute, elles ne seraient pas lancées de manière aussi précipitée.

La vérité est sans doute complexe, la video ci-dessous (un podcast de 45 minutes avec Aïki du site Sharefitness et Michael Gundill) permet de se faire une idée de ce qui s’est réellement passé. Pour vous épargner 3/4 d’heures de video avec une qualité audio pas terrible, en gros, Gundill (qui bossait avec Nutrimuscle, notamment pour leur proposer de nouveaux produits) explique que le fondateur a voulu fermer boutique, pour prendre sa retraite, tout simplement: dès 2014, la boutique a arrêté de proposer de nouveaux produits, comme elle le faisait régulièrement auparavant. Puis dès l’été 2017, les choses se sont accélérées, avec l’arrêt du réapprovisionnement de certains suppléments. Et enfin, avec cette annonce de fermeture imminente début décembre. Gundill explique également quelque chose d’assez intéressant, car on n’en a pas forcément l’impression quand on passe sa commande en ligne depuis son PC: Nutrimuscle, c’est tout petit par rapport à d’autres acteurs du milieu (MyProtein par exemple), et c’est quasiment artisanal: donc effectivement, répondre à la demande croissante des clients aurait nécessité de lourds investissements (achat/construction d’entrepôts pour le stockage etc.) que le propriétaire n’était pas prêt à faire, sentant l’âge de la retraite arriver. On peut se poser la question de la sincérité de Gundill, étant lui-même proche de Nutrimuscle (il explique toutefois n’être pas salarié chez eux, j’imagine qu’il doit juste avoir full access sur leur catalogue de produits^^), personnellement, je le crois, ses explications me semblent assez logiques quand on prend le temps de les écouter.

Le fondateur aurait évidemment rencontré des repreneurs, mais n’étant pas satisfait par les garanties proposées par ces derniers, il n’aurait pas donné suite… jusqu’à tout récemment. Et donc la question que tout le monde se pose maintenant, c’est: comment être sûr que le nouveau repreneur va bien rester sur le positionnement « qualité » qui a fait la réputation de Nutrimuscle? Pour l’instant, clairement, on en sait rien, on en saura un peu plus dans les mois qui viennent.

En ce qui me concerne, mon prochain achat chez eux n’est pas prévu tout de suite: comme vous le savez, je ne prends que la protéine de blanc d’œuf, et j’ai fait mes stocks en fin d’année dernière chez The Protein Works: 2 sacs de 2 kg de protéines de blanc d’œuf sans aucun additif. Quand je les aurai terminés, je me poserai la question de retourner ou pas chez Nutrimuscle: beaucoup de pratiquant·e·s y sont déjà retourné·e·s, ravi·e·s et soulagé·e·s de la réouverture, certain·e·s se posent légitimement des questions, et veulent aussi voir ce qui va se passer du côté de Nutripure et de AM Nutrition. Bref, pour l’instant, wait & see!

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Muesli croustillant protéiné maison

Rien de tel qu’une bonne vieille recette pour le 100ème article du blog. Et pas n’importe quoi: du muesli croustillant/granola maison, aussi bon que ceux du commerce, mais protéiné et bien meilleur d’un point de vue nutritionnel.

Les valeurs indiquées ici permettent d’obtenir (environ) 200g de muesli croustillant, à vous d’adapter  pour obtenir la quantité souhaitée. Ce muesli croustillant se conserve une semaine dans un bocal hermétique.

La protéine en poudre utilisée ici est de la protéine de blanc d’œuf, la protéine idéale des recettes, car c’est celle qui supporte le mieux la cuisson sans être dénaturée.

Pour 200g de muesli croustillant:

  • 100g de flocons d’avoine
  • 50g d’oléagineux (amandes, noisettes et noix de cajou ici)
  • 1 dose de protéine de blanc d’œuf (30g)
  • 2 càs de miel
  • 1 càs d’huile d’olive
  • 3 càs de liquide (lait d’avoine, amande ou tout simplement de l’eau)

Commencez par passer les oléagineux quelques secondes aux mixeurs pour les hacher grossièrement. Vous pouvez aussi les passer au mortier/pilon, ça marche aussi. Mélangez les oléagineux hachés avec les flocons d’avoine et la dose de protéine de blanc d’œuf (en gros, tout ce qui est sec). Mélangez rapidement, puis ajoutez le liquide: le miel, l’huile d’olive et le lait végétal ou l’eau).

Mélangez avec les doigts, de façon à obtenir une pâte un peu collante, et essayez de modeler des pépites de différentes tailles.

Disposez les sur une plaque de cuisson (ou sur du papier sulfurisé) et passez les au four, à 150°C, pendant environ 15 min. Attention: pour éviter que le muesli ne brûle, il faudra mélanger/retourner (avec une spatule en bois) toutes les 5 minutes (donc 2 fois).

Laissez refroidir (c’est à ce moment là que le muesli va devenir croustillant) et conservez le dans un bocal hermétique. Il restera croustillant facilement une petite semaine.

Un bon bol de ce muesli croustillant (un peu plus de 100g) vous apportera environ 540 kcal, décomposées comme suit:

  • 25g de protéines,
  • 57g de glucides,
  • et 24g de (bons) lipides.

A consommer avec du lait ou du fromage blanc (avec 200g de fromage blanc, la quantité de protéines grimpe à 40g, ce qui est loin d’être négligeable), et à agrémenter selon ses envies (fruits en morceaux, fruits secs etc.).

 

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Fermeture de la boutique en ligne Nutrimuscle!

Je partage ici une info que j’ai apprise ce week-end et qui me contrarie au plus haut point: Nutrimuscle, la boutique en ligne chez laquelle je me fournissais ma protéine de blanc d’œuf en poudre, va fermer après 24 ans de bons et loyaux services! Fermeture définitive à la fin de l’année, le 31/12/2017.

Bref, une mauvaise nouvelle pour tout·e·s les pratiquant·e·s qui voulaient des compléments/suppléments alimentaires avec un minimum de contrôle qualité/traçabilité, à des tarifs relativement corrects.

Et puis surtout, à ma connaissance, c’est la seule boutique en ligne qui vendait de la Egg Protéine (la meilleure prot en poudre d’après moi) en gros conditionnement (4 kg et plus). Et vu que j’arrive à la fin de mon pot de 6 kg, je suis bien embêté. J’ai bien été tenté d’en recommander un avant la fin de l’année, mais ils ont bloqué toute nouvelle commande jusqu’au 12 décembre (demain donc), sans doute saturé par l’afflux de commandes de toute part suite à cette annonce. Je n’insisterai pas, car je ne suis pas convaincu que passer une commande en ligne à plus de 120€ sur une boutique qui va stopper son activité dans 2 semaines soit la meilleure chose à faire, d’autant plus qu’ils doivent littéralement assaillis de commandes (avec un risque plus élevé d’erreurs du coup).

Pour les raisons de la fermeture, ce n’est pas très clair: dixit l’annonce, c’est dû à au « nombre croissant de commandes » qui a « saturé leur capacité de traitement » dans leurs « conditions habituelle de qualité ». En gros,  Nutrimuscle fermerait parce qu’ils ont trop de clients… J’ai connu plus logique comme explication. Apparemment, la véritable raison serait tout simplement le départ à la retraite du fondateur, qui ne souhaite pas conserver sa boutique en ligne.

Bref, à suivre (on ne sait jamais), mais si cette fermeture devait se confirmer, c’est vraiment dommage, et ça reste étonnant (personne pour reprendre/racheter la boutique en ligne?)

 

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